Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


LE MINISTRE RAYMOND BACHAND GRONDE CROCS: «Un beau cas de capitalisme sauvage»

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 avril 2008 6 commentaires

Source: Gilbert Leduc, Le Soleil, 15 avril 2008.

(…) M. Bachand a raconté que son ministère avait été alerté, en février dernier, à la suite de la décision de Crocs de procéder à 262 mises à pied à Québec en raison d’un inventaire élevé de sandales. La compagnie affirmait vouloir moderniser ses installations et accroître ses activités de recherche et de développement dans la capitale.

Le gouvernement a alors informé Crocs de l’existence de programmes d’aide à l’investissement et que l’entreprise pourrait en bénéficier. De l’avis du ministre Bachand, personne chez Crocs — ni au Colorado ni à Québec — n’a daigné donner un signe de vie. (…)

Une centaine d’emplois seront préservés, en vente et en marketing, ce qui inclut les employés du magasin de la rue Saint-Jean à Québec, selon ce qu’a indiqué la direction de CROCS, dont le siège social est situé à Denver, au Colorado. (…)

La suite. Aussi, ce reportage (Radio-Canada) et les réactions de citoyens. À consulter enfin, ce billet: CROCS: L’usine de Québec ferme ses portes

Voir aussi : Commercial, Qualité et milieu de vie, Québec La cité.


6 commentaires

  1. Em

    16 avril 2008 à 07 h 20

    On insiste un peu plus sur l’intervention de M. Labeaume dans l’article de Radio-Canada:

    « De son côté, le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que cette décision était inévitable. « Ce sont les affres de la mondialisation. Pour créer de la richesse ici, il va falloir tabler sur nos avantages, et notre avantage c’est l’innovation technologique. C’est là qu’on peut se distinguer », a-t-il affirmé.

    Par ailleurs, le maire Labeaume estime que, vu l’actuel manque généralisé de main-d’oeuvre dans la région de Québec, les anciens travailleurs de l’usine n’auront aucune difficulté à se trouver un nouvel emploi. »

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  2. Fernand Trudel

    16 avril 2008 à 10 h 34

    C’est une tare de la mondialisation car le Canada est en concurrence avec le tiers-monde. Ce n’est pas les pre<mières victiomes et pas les dernières.

    Les coûts-bénéfices sont au coeur du problème et aucun gouvernment ne peut lutter efficacement contre la libre entreprise.

    Quand l’investisseur a le choix il choisi le moins cher et le consommateur aussi…

    C’est pourquoi quand je vois des gens parler de taxer les entreprises encore plus pour quelque cause que ce soit, je panique…

    La seuele façon d’éviter la surenchère et assurer la stabilité de nos entreprises au Canada est d’aligner sur les autres pays nos conditions et taxes.

    C’est le PDG de Deutch-Shell lors d’une conférence à Dubaï, la ville à la gloire de la démesure de l’homme, devant ses confrères de l’OPEP.

    «M. Van Der Veer a déclaré qu’il fallait uniformiser les règles du jeu au point de vue du respect de l’environnement et s’assurer que tous les pays les suivent. Sinon, des compagnies comme Shell auraient peu d’intérêt à investir dans des mesures dispendieuses de réduction d’émissions polluantes, puisqu’elles pourraient tout simplement déménager dans un pays voisin qui n’a pas adopté des normes aussi sévères. »

    Ca s’applique à tous les domaines de l’économie mondiale et Croc n’y échappe pas, nos jobs sont rendus au Vietnam..

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  3. Erick

    16 avril 2008 à 13 h 16

    A moins d’avoir bénéficié de subventions avec des clauses en béton, le gouvernement ne peut pas faire grand chose pour contrer ce phénomène, et le maire encore moins, et quand même il pourrait y faire quelque chose (réduction de taxes, par exemple), ça ne ferait que remettre le problème à plus tard…

    Curieusement, c’est l’augmentation du prix du pétrole qui est le meilleur outil pour protéger des marchés asiatiques « certaines » de nos entreprises, mais probablement pas Crocs dont le gros de la clientèle n’est pas près d’ici.

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  4. Ludovic

    16 avril 2008 à 17 h 33

    Oublie l’augmentation du pétrole pour protéger notre marché.

    À moins d’être multiplié par 10, le transport ne représente pas grand chose dans les bébelles fabriquées en Chine. Le transport entre la Chine et ici peut représenter quelque chose comme 0.10$ par kg en transport…

    Alors à part la fabrication de pierres tombales (et encore…) ou de terre à remplissage, je ne pense pas que le coût du pétrole sera jamais le facteur qui protégera notre marché, sauf exceptions (items très gros ou très lourds qui se vendent à très bas prix).

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  5. Safeguard

    17 avril 2008 à 17 h 48

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080416/LAINFORMER/804160436/5891/LAINFORMER01

    Apparement il y en a au moins un qui a arrêté de chialer et qui s’est trouvé une autre job dans une boite ou en plus ils manquent de personnel.
    Et apparement, cette société n’est pas la seule à chercher ses futurs employés.

    Ma main au feu que d’ici une semaine il y aura toujours autant de chialeux et que les entreprises qui cherchent des travailleurs n’en auront pas encore trouvé.

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  6. Pierre-E. Paradis

    22 avril 2008 à 20 h 21

    Il y a un avertissement sérieux de sécurité au Japon vis-à-vis ces chaussures:

    Japan calls for Crocs redesign after injuries
    http://lifeandhealth.guardian.co.uk/fashion/story/0,,2275495,00.html

    Et au plan environnemental je suis certain qu’il y a mieux. Pas sûr que les Crocs soient biodégradables en moins de 1000 ans. Bref, pourquoi ne pas revenir aux bons vieux modèles en cuir, en toile ou caoutchouc naturel, faits au Québec bien sûr?

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