Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Québec, à l’ère de l’hybride

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 avril 2008 5 commentaires

Source : Éric Moreault, Le Soleil, le 22 avril 2008

 Québec servira de laboratoire à un important projet novateur de véhicules hybrides à batteries rechargeables haute performance. Ces véhicules constituent un élément-clé de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, a-t-on soutenu hier lors du dévoilement à l’Université Laval.

EnerSys, le plus important producteur mondial de batteries industrielles, a développé cette technologie qui possède deux particularités. La première est que la batterie au lithium-ion peut être branchée et rechargée à partir d’une prise de courant domestique. La deuxième concerne le faible coût de ces batteries en comparaison avec celles qui sont commercialisées actuellement.

Pour les fins de l’étude de quatre ans, on a d’abord remplacé la batterie d’une Prius hybride par le prototype lithium-ion, qui lui assure une autonomie de 70 km et une faible consommation de 2,2 litres au 100 km.

Le choix d’EnerSys s’est porté sur Québec en raison du faible coût de l’électricité, qui assure une rentabilité financière plus aisée au concept; du climat quatre saisons parfois extrême; de ses particularités routières ainsi que de sa grande réceptivité aux idées environnementales.(…)

la source, et cet article sur l’auto électrique et celui-çi sur les efforts de la ville en la matière

Bon, si nous pouvons du coup marier environnement et développement économique de la ville quel beau coup çà serait. Déjà que Québec est une ville dotée de quantité astronomique d’arbres si on pouvait diminuer la pollution automobile à son strict minimum. Mais çà, çà prendra des dizaines d’années. La ville fait son effort avec sa flotte de véhicules, on commence à se dégêner à la RTC mais le plus gros morceau restera les automobiles des particuliers. Mais bon au moins çà avance… 

Voir aussi : Environnement, Message d'intérêt public, Qualité et milieu de vie.


5 commentaires

  1. xavier

    23 avril 2008 à 10 h 36

    Pour ce qui est du RTC, ‘ai de petits doute sur l’impact d’un virage radical à l’hybride. Le projet d’autobus électrique dans le vieux-Québec est très bien, mais peu de parcours sont adaptés à cette technologie très coûteuse et qui n’améliore pas le service, le bio-carburant (« propre » de préférence) est sans doute une meilleure alternative pour le moment.

    Labeaume table sur les autobus hybrides pour réduire les émissions de GES dans la capitale. On ne peut s’opposer à un projet vertueux, mais il est basé sur une erreur de calcul. Le transport en commun représente environ 15% du transport des personnes à Québec, mais comme ce mode de transport est moins polluant que l’automobile, il est responsable d’environ 5% des émissions relatives au transport des personnes.

    Si l’ensemble de la flotte du RTC devenait hybride, au coût de plusieurs centaines de millions, on éliminerait dans le meilleur des cas 50% des émissions de ce service, mais cela ne représenterait qu’un maigre 2,5% des gaz à effet de serre émis par le transport des personnes! La solution pour réduire la pollution occasionnée par le transport est d’augmenter la part modale du transport en commun.

    Si on la faisait passer à environ 20%, un peu moins qu’à Montréal, on pourrait réduire de plus de 6% les émissions totales de ce secteur et il serait même possible de viser des cibles plus ambitieuses. Augmenter la part modale est relativement simple, mais il faut investir à long terme dans de bonnes infrastructures pour pouvoir transporter plus de gens plus vite que l’autobus (déjà saturé sur les lignes principales) et concurrencer la voiture : métro ou tramway. En plus, ils fonctionnent totalement à l’électricité réduisant encore les émissions, ce qui est bien mieux qu’un bus hybride qui ne permet pas, lui, de transporter plus de passagers.
    C’est sur cette voie qu’il faut s’engager pour des résultats à long-terme, qui ne seront pas limités, contrairement à la réduction de la pollution du service actuel. Ce qui n’empêche pas de rechercher activement des technologies nouvelles, j’applaudis d’ailleurs l’implication de gros « acteurs » dans ce projet.

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  2. Pierre-Luc Auclair

    23 avril 2008 à 12 h 24

    @Xavier:
    « Labeaume table sur les autobus hybrides pour réduire les émissions de GES dans la capitale. »

    Est-il possible d’avoir les sources de cette affirmation, cela m’intéresse vraiment.

    À mon avis la voie vers laquelle nous devons nous en aller est un système de trolley et/ou de tramway sur les trajets qui en permettent l’usage. Considérant que les trajets les plus utilisés sont aussi ceux qui dégagent le plus d’émissions de tous genres, il a a intérêt à aller vers cette technologie qui a déjà fait ses preuves.

    Tu parles de 2.5% de réduction. C’est déjà beaucoup. 2.5% sur des milliers de tonnes de CO2 ça fait encore plusieurs milliers de tonnes de moins qu’on a à respirer, qui polluent notre environnement, etc. Et c’est un 2.5% vers la bonne direction.

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  3. xavier

    23 avril 2008 à 12 h 47

    DAns la version intégrale de l’article, il en est question. D’autres déclarations ont été faites en janvier, rapportées dans le soleil entre autre,

    http://www.cyberpresse.ca/article/20080116/CPSOLEIL/80116200/6585/CPSOLEIL

    Le chiffre de 2,5% de réduction est approximatif, mais il s’agit d’un maximum avec l’adoption d’hybrides car les économies d’essences sont loin d’être toujours optimales, la plupart des parcours de Québec ne se prêtent pas à ces systèmes. Un bus express qui prend l’autoroute ne coupera presque pas sa consommation de carburant.

    C’est plus pour imager que l’effort est bien plus grand quand on cherche à couper la pollution d’un service beaucoup moins polluant plutôt que de faire migrer les usagers de la voiture vers un mode plus propre. Bref, chaque million investit dans l’achat d’hybrides, beaucoup plus chers que les véhicules standards, diminuera moins les émissions que si l’on investissait pour développer le transport et diminuer le nombre de déplacements en voiture.

    C’est certain que plus le transport en commun est propre, plus on peut être content du bilan environnemental, mais on oublie que même à l’essence, le transport en commun est beaucoup plus propre, c’est perdre de vu que le gros du problème de pollution vient de l’auto individuelle et que c’est là que les gains sont les plus faciles, la part modale du transport en commun était bien plus élevée en 1990, suffirait d’inverser la tendance et d’investir pour de vrai ici pour que des résultats soient observables. Ou encore de convertir la flotte automobile en hybride aussi, les gains seraient incomparables avec une mesure similaire sur les autobus…

    autre article intéressant sur les parts modales:
    http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20080402/CPSOLEIL/80402097/6585/CPSOLEIL02

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  4. JT

    23 avril 2008 à 20 h 34

    Bien d’accord avec toi Xavier. C’est du greenwashing de luxe les bus hybrides. La grosse partie du gain à faire avec les bus, on le fait en les remplissant de gens et non pas de technologies coûteuse et transitoire.

    Un jour ou l’autre, il va falloir le construire ce tram. Les trolleybus et autres solutions transitoires n’auront servi qu’à dilapider nos ressources sur des gadgets dispandieux.

    Non seulement les banlieues ne seront pas mieux desservies par l’achat de bus hybrides, mais les corridors métrobus ne le seront pas plus.

    Bref, les usagers du RTC pourront continuer à servir de modèle pour les annonces de médicaments contre la nausée ou d’antisudorifiques et il faudra toujours 2 heures pour se rendre à Val-Bélair… Mais tous les passagers (pour les braves qui persisteront) auront la conscience tranquille en sachant que leur bus pollue vraiment pas beaucoup.

    Puis venez pas me dire qu’on n’a pas les moyens… Avec l’essence à 1.30 $/l, les gens de Québec démontrent qu’ils peuvent payer plus pour le transport. S’ils ne veulent pas payer plus, il faut s’en donner les moyens.

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  5. Erick

    24 avril 2008 à 12 h 51

    C’est une bonne initiative, mais je crois (ou plutôt j’espère) que la technologie « hybride » n’est qu’une solution « patch » en attendant des solutions 100% électriques qui ne sont pas disponibles présentement, soit le développement de batteries automobiles rechargeables dans des prises de courant avec suffisamment d’autonomie pour éliminer complètement la partie à combustion, de construire ou de modifier les transports en commun de façon à ce qu’ils fonctionnent 100% électriques (avec fils-contact, pas de batteries), et de construire d’autres centrales hydro-électriques pour supporter cette augmentation de la demande en électricité

    @JT

    Premièrement ca ne prends pas 2 heurs pour voyager à Val-Bélair, et deuxièmement le tramway ne règle qu’une faible partie du problème et laisse le reste de la ville dépouvue de solutions. Pour le MEME PRIX on peut électrifier (trolley-bus) tous les parcours clé du RTC (800,801,7,25,84,50,54,72,60, etc.) en les concentrant sur les boulevards urbains et en desservant le moins possible les fonds de quartiers loin des boulevards.

    Il n’y a que sur les autoroutes que l’électrification par fil cause un problème technique, mais il y a dans bien parcours Express qui peuvent être détournés par des boulevards urbains pourvu de voies réservées pour tous les parcours qu’on y a concentrés avec très peu de perte de temps au bout du compte.

    De cette façon on solutionne le problème de 80% de la population au lieu de 20%, les 20% restants étant ceux qui demeurent trop loin des grands axes, et même là ils peuvent toujours se stationner près d’un de ces grands axes…

    Pour le transport des personnes, la solution remède est un mixte de plusieurs moyens possibles.

    C’est plutôt pour la livraison « locale » des marchandises que j’ai pas de solutions pratiques pour remplacer les camions de livraison au jus de fossile.

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